Bobines sociales – 17ème édition

BS_2020_Affiche_EMPREINTEbis_ClairSilence, on filme …

Regarder,
tourner le dos, affronter, s’affranchir,
à bras le corps, ouvrir l’œil,
regarder de plus près, voir le clair obscur.
Tous debout, le jour et la nuit, attentifs,
poings levés enchanter les lendemains.
Des jeunesses parlantes, des mots et
des images à décrire les bruits du monde.
Des bruits en tous genres, qui cognent,
qui claquent et d’autres qui rassurent.
Un festival pour en parler !
Des films, des rencontres, des échanges
et pas seulement…
Cette année un atelier de pratique
cinématographique,
on filmera même avec ses doigts
pour aiguiser la vue.

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Combien ça coûte ?
Les 26, 27, 28, 29, 30 et 31 janvier, le festival hors les murs  séances gratuites ou à prix libre
Les 1er et 2 février, le festival « week-end à La Bellevilloise » :
1 séance : 5 €
1 journée : 10 €
2 jours, le Pass : 16 €


SUR PLACE, À LA BELLEVILLOISE, BOISSONS ET RESTAURATION À PRIX BOBINES


NOUVEAU!

ATELIER DE PRATIQUE CINÉMATOGRAPHIQUE : LE CADRE AU CORPS

avec J.L. Le Tacon – dimanche 2 février de 11h à 13h –  5 €

JLLetacon004RinaShermana copieJe propose de vous raconter comment je vis le cadre au corps, comment je vis ma vie quotidienne en cinéma. Pour moi le grand plaisir de la vie c’est : cadrer, c’est à dire regarder avec mes yeux et ainsi faire exister le monde, les oiseaux, les animaux, parfois des bipèdes, dans un cadre, celui de ma vision subjective et active. En fait, je filme en continue et en mouvement perpétuel avec mes doigts en formant un cadre parfois en 4/3 et souvent en 16/9ème. L’outil principal de cette performance joyeuse est mon propre corps, alerte, désinvolte. Corps voletant, rampant, dégringolant, marchant à la Tati, à la Charlot, à la Marceau, à la Jean Rouch. Je viens de citer mon sourcier/sorcier, celui qui m’a initié à cette TECHNIQUE CORPORELLE DE TOURNAGE À LA MAIN POUR ANTHROPOLOGUE CINÉASTE. C’est lui, moi, et des milliers d’autres, qu’il a embarqués dans LA CINÉ-TRANSE, LE CINÉ-PLAISIR. Dans son sillage, je propose la CINÉ-DANSE, la découverte de soi, des autres, du monde, en dansant connecté à une caméra miniature. La Ciné-perception du monde jubilatoire et infinie.

JLLT dit Super Tactac


Séances hors les murs


Dimanche  26 janvier à 17h
Bar restaurant Le Lieu-Dit
6, rue Sorbier 75020 Paris (voir le plan)

J’ai marché jusqu’à vous – Récits d’une jeunesse exilée [52′]

JIRAI_MARCHE_JUSQUAVOUSRachid Oujdi – Comic Strip Production  – France – 2016

Ils ont moins de 18 ans, on les appelle les « Mineurs Isolés Étrangers ». Venus seuls, principalement d’Afrique et du Moyen-Orient, ces voyageurs sans visas débarquent à Marseille, au terme d’un long périple. En attendant leur majorité, ils sont censés se trouver sous la protection de l’Aide Sociale à l’Enfance. Mais avant cette « mise à l’abri » rarement immédiate, ces jeunes subissent la rue, les réseaux malveillants et la suspicion des institutions. Les procédures traînent, les laissant livrés à eux-mêmes et exposés au danger ; alors qu’à leur majorité, ces jeunes n’auront, peut-être, pas la possibilité de rester sur le territoire français…

 

Rencontre et discussion avec Christine Martineau, avocate, spécialiste du droit des étrangers.

lundi  27 janvier à 19h30

Centre socio-culturel Archipélia
17, rue des Envierges 75020 Paris (voir le plan)

Un héritage empoisonné [57′]

IHERITAGE_POISONsabelle Masson-Loodts – Ambiances Productions – Belgique – 2017

Si l’on a pu oublier en moins de 100 ans l’existence des armes laissées dans la nature après 14-18, comment peut-on se fier au fait que les déchets nucléaires resteront sans danger pour les générations futures? La parole est donnée à ceux qui vivent au quotidien avec les traces de cette guerre et tentent de transformer ces anciens champs de bataille en champs de culture. L’Agence Nationale de Gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) veut enfouir à des centaines de mètres les déchets des industries nucléaires. Malgré les pressions, les habitants se mobilisent autour de Bure pour lutter contre ce projet de poubelle nucléaire. C’est la première fois qu’un lien est créé entre les séquelles environnementales du premier conflit mondial et celles du nucléaire.
Bande-annonce
Article dans Pour
Article dans cinergie.be
Rencontre et discussion avec la réalisatrice Isabelle Masson-Loodts

mardi  28 janvier à 19h30

Médiathèque Marguerite Duras
115, rue de Bagnolet, 75020 Paris (voir le plan)

Zona Franca [100′]

ZONA_FRANCA_affiche_webGeorgi Lazarevski – Les Films du Poisson – France – 2017

En Patagonie, au cœur de la province chilienne du détroit de Magellan, un chercheur d’or, un chauffeur routier et une jeune vigile croisent la route de touristes en quête de bouts du monde. Entre débris de l’Histoire, paysages grandioses et centres commerciaux, ils révèlent ce qui n’apparaît pas sur les prospectus des tour-operators : une violence profondément enracinée dans cette terre, et qui surgit en pleine lumière lorsqu’une grève paralyse la région.

Bande-annonce
Article dans Le Monde diplomatique: Au Chili, le supermarché du Bout du monde
Entretien avec Georgi Lazarevski (Blog Médiapart)

Dossier de presse Zona Franca

Rencontre et discussion avec le réalisateur Georgi Lazarevski

Mercredi 29 janvier à 19h30

Bibliothèque Claude Lévi-Strauss

41 avenue de Flandre, 75019 Paris (voir le plan)

RÉSERVATION CONSEILLÉE  au 01 40 35 96 46 ou par mel: bibliotheque.claude.levi.strauss@paris.fr

Mauthausen, un regard espagnol [82′]

MATHAUSENAitor Fernando-Pacheco – Chaya Films – France – 2007

Déporté en 1941 à Mauthausen, Mariano Constante (1920) est le dernier dirigeant vivant de l’organisation clandestine de résistance, créée dans ce camp de la mort nazi par un groupe de Républicains espagnols. Constante et ses camarades réussirent à sauver la vie de nombreux détenus, ainsi qu’à capturer des milliers de négatifs photographiques appartenant aux SS qui furent utilisés en tant que preuves lors du procès de Nuremberg. À partir de 1943, leur organisation fut la base pour la création de l’Appareil Militaire International clandestin (AMI) qui regroupa à Mauthausen des détenus de toutes les nationalités et empêcha la liquidation du camp par les SS. Après la guerre, les dirigeants de ce groupe espagnol furent purgés par le parti communiste d’Espagne, sur ordre de Staline.
Le témoignage de Constante propose un regard sur un épisode peu connu de l’histoire de la déportation nazie.

Rencontre et discussion avec le réalisateur Aitor Fernando-Pacheco

 JEUdi 30 janvier à 19h30

Bibliothèque Couronnes
66 Rue des Couronnes, 75020 Paris (voir le plan)

MOUNANA, LES BLESSURES INVISIBLES [78′]

BLESSURES_INVISIBLESEric Michel – Docks 66 – France – 2019

Depuis la fermeture de ses mines d’uranium, la petite ville de Mounana est tombée dans l’oubli. Aujourd’hui, les anciens mineurs, après avoir travaillé toute leur vie pour l’industrie nucléaire française, craignent pour leur santé et celle de leurs familles et doivent composer au quotidien dans une région qu’on dit polluée. Au fond de la forêt gabonaise, entre le souvenir d’un passé prospère et la réalité d’un présent douloureux, il faut redoubler d’efforts pour se construire des perspectives d’avenir et vivre avec dignité.

 

 

Rencontre et discussion avec les invité.e.s

 vendredi 31 février à 19h30

DOC!
26 rue du Docteur Potain, 75019 Paris (voir le plan)

The raft [90′]

THE-RAFTMarcus Lindeen – FASAD Productions AB – Suède, Danemark, Allemagne, États-Unis – 2019

En 1973, l’anthropologue mexicain Santiago Genovés décide de réaliser une ambitieuse expérimentation. Pour étudier les mécanismes de la violence, la façon dont elle naît au sein d’un groupe, se contient ou dégénère, il place six femmes et cinq hommes à bord d’un radeau au milieu de l’Atlantique entre les Canaries et le Yucatán pendant 101 jours. Pour attiser les tensions, il les choisit de pays, de conditions et de religions différentes, apparie des blondes appétissantes et un prêtre angolais. 45 ans après, les survivants reviennent sur cette aventure hors du commun.
Bande-annonce
Critique The Raft – Le Polyester

Rencontre et discussion avec deux participantes de l’expédition et le réalisateur Marcus Lindeen (sous réserve)

 

Week-end à La Bellevilloise

19-21 Rue Boyer, 75020 Paris (voir le plan)

Les tables de presse

Lors du week-end à la Bellevilloise, nous aurons le plaisir d’accueillir des tables de presse:

  • Fakir Le journal fâché avec tout le monde ou presque…
  • L’envolée Pour en finir avec toutes les prisons
  • Plein Le dos Collectif Pour une mémoire populaire, la rue contre le mépris

Des livres, des revues, des DVD à acheter pour soutenir les causes qu’ils représentent.

Et toujours…

BOISSONS ET RESTAURATION À PRIX BOBINES!

Samedi 1 Février de 11h à 22H

flèche11h // contretemps

Montage_02_2020    Pour-Memoire-La-Forge-Documentaire

L’ordre [40′]

Malo Aguettant, Maurice Born, Jean-Daniel Pollet – Laboratoires Sandoz – France – 1974

De 1904 à 1957, sur l’île de Spinalonga, le gouvernement grec a parqué les lépreux – pour éviter la contagion, disait-il. Que se passe-t-il sur cette île ? L’attente. Une attente durant laquelle la vie se reconstruit avec les possibilités qui lui sont données. Est arrivé un médicament, permettant non pas de faire disparaître la maladie, mais de l’arrêter, d’empêcher son cheminement. Les lépreux se rendent alors dans un centre, supposé précéder une réinsertion en société, un retour au monde extérieur. Pourtant, le séjour se prolonge. Les lépreux, bien que guéris, ne quittent pas les lieux. C’est là que se sont rendus le réalisateur Jean-Daniel Pollet et le sociologue Maurice Born, en 1973, pour réaliser un essai cinématographique, L’ordre.
Article Poto et Cabengo

Pour mémoire (la forge) [62′]

Jean-Daniel Pollet – Ilios Films – France – 1978

Deux journées dans une forge du Perche datant de 1876. Ultime hommage au travail ancestral des fondeurs. Des fondeurs parlent des gestes qu’ils ont répétés des années durant, d’un métier sur le point de disparaître… On suit pas à pas chacune des phases de la fabrication d’un objet : du moule de sable, le matin, à l’objet fini l’après-midi, en passant par cet instant solennel et beau qu’est la coulée de fonte incandescente dans le moule où elle ne demande qu’à se répandre. Par une alternance d’interviews et de commentaires, le film décrit l’ambiance du travail d’autrefois, l’importance du travail bien fait et le sens de la camaraderie dans une petite entreprise. On assiste à de très belles images de brouillard, de poussières dans la lumière en noir et blanc. Le passage à la couleur rend la magie du feu de la forge. « (…) Pollet a découvert, par hasard, dans le Perche où il séjourne, une vieille fonderie du XIXe siècle encore en activité, mais proche du dépôt de bilan. Il y filme durant six mois, tous les jours, à respectueuse distance des ouvriers. Il en tire non pas un document sociologique ou un reportage journalistique mais bien mieux que cela : une évocation poétique au tamis de laquelle passe une réflexion proprement politique. La maîtrise du feu par les hommes devient ainsi le foyer actif du film, à partir duquel Pollet propage sur une vaste envergure le rayonnement d’une pensée attentive à la liaison entre les choses. (…) » (Jacques Mandelbaum)
Article Le Monde

Rencontre et discussion avec les invités

  flèche14h30 // l’avenir en friche

  CE_NEST_QUAPRES    NOS-DEFAITES

Ce n’est qu’après [30′]

Vincent Pouplard – Deuxième Ligne Films – France – 2019

Ils ont à peine 20 ans. Ils sont robustes, fragiles, habiles. Ils sont Allia, Hamza, Killian et Maélis. Ils passent du temps à se dire, à nommer ce qu’ils sont, creux et pleins. Vox Clamantis in Deserto et nous tendons l’oreille. Le film est leur empreinte.

Distinctions :
2019 : Festival du Film Court de Villeurbanne – Villeurbanne (France) – Compétition Européenne
2019 : Les Rencontres du cinéma documentaire – Périphérie – Montreuil (France) – Sélection
2019 : États généraux du film documentaire – Lussas (France) – Sélection « Expériences du Regard »
2019 : Festival du Cinéma de Brive – Rencontres du moyen métrage – Brive (France) – Sélection
Bande-annonce
Rencontre réalisateur du film « Ce n’est qu’après » – 16e Festival du cinéma de Brive

Nos défaites [88′]

Jean-Gabriel Périot – Météores Films – France – 2019

Tourné lors d’ateliers de réalisation dans une classe de 1ère option cinéma d’un lycée d’Ivry-sur-Seine, Nos défaites est un film sur le langage, la transmission, la politique, le cinéma, la jeunesse. Jean-Gabriel Périot y déploie toute sa finesse pour interroger l’écart entre le jeu saisissant des jeunes acteurs interprétant les personnages de films militants et engagés réalisés dans les années 1960 et leur ignorance des mots et des courants de pensée emblématiques de cette époque. Au-delà même de la question de ce qui ne leur a pas été transmis concernant la politique, Nos défaites est surtout un film sur Ce que peut le cinéma*. La dernière partie du film révèle que l’incarnation sensible et intuitive dont les jeunes ont fait preuve lors des tournages les a fait mûrir et que l’engagement politique n’est pas qu’affaire de vocabulaire.
* Ce que peut le cinéma Conversations, Jean-Gabriel Périot, Alain Brossat, éd. La Découverte, 2018.
Bande-annonce
Article Télérama
Article L’école des lettes

Rencontre et discussion avec le réalisateur de Nos défaites, Jean-Gabriel Périot et celui de Ce n’est qu’après, Vincent Pouplard

flèche17h 15// Singulières pluriel

lUN_VERS_LAUTRE    RE_NAISSANCE

 L’un vers l’autre [56′]

Stéphane Mercurio – Andana Films – France – 2019

Dans le cadre d’une aventure collective menée par le metteur en scène Didier Ruiz, ce film raconte le surgissement de paroles intimes et délicates de sept personnes trans.  Au fil des répétitions, des corps et des êtres se dévoilent pour faire basculer toutes nos certitudes. En traversant les questions sur le genre, la norme, les archétypes, la sexualité, la transgression, c’est notre regard sur l’humanité qui se trouve vacillant.
Les paroles se délivrent comme des perles, précieuses et fragiles que la réalisatrice a su saisir. Un film tout en finesse.
Bande-annonce
Article Télérama

Re-naissances [82′]

Santi Zegarra – Auto-production – France – 2018

Documentaire dépeignant cinq portraits intimes de migrants ayant fui leur pays d’origine pour venir se réfugier en France et trouver un espace de liberté où ils peuvent vivre pleinement leur sexualité et leur identité sexuelle: Giovanna, femme transgenre d’origine colombienne, Roman, homme transgenre russe, Cate, mère de famille lesbienne ougandaise, Yi Chen, jeune homme gay chinois…

Rencontre et discussion avec Stéphane Mercurio, réalisatrice de L’un vers l’autre (sous réserve)

 flèche20h30 // Ras le viol!

 HUIT_MARS_1975VIOL_EXISTEMauvaises_Filles

 

Huit mars 1975 [15′]

Anne-Marie Faure-Fraisse, Isabelle Fraisse, Syn Guérin, Catherine Lahourcade – Collectif VIDEA – France – 1975

1975, année internationale de « la femme » proclamée par l’ONU et soutenue par la ministre Françoise Giroud : VIDEA prend part à la manifestation du MLF à Paris, le 8 mars, dénonçant l’hypocrisie de la société patriarcale capitaliste occidentale qui,sous couvert d’initiatives en faveur des femmes, tente de domestiquer leurs luttes et récupérer leurs actions. Dans les années 70, des groupes s’emparent d’un nouvel outil : la vidéo légère, pour en faire un moyen de communication et de contre-information des luttes. VIDEA se forme dans ce contexte pour promouvoir l’expression personnelle et collective, artistique et politique des femmes. La vidéo féministe est un élément provocateur de débats, un instrument de prise de conscience.

Bande annonce -Centre audiovisuel Simone de Beauvoir

Le viol existe-t-il ? [26′]

Documentaire – France – 1976

Fait divers – Sujet issu d’une émission consacrée au viol, fait de société dans les années 1970 dont les médias s’emparent pour la première fois. Le reportage se construit autour du témoignage de Liliane, une femme agressée et violée alors qu’elle faisait de l’auto-stop. En parallèle de son récit, d’autres points de vues se croisent ou s’affrontent, comme celui de Monsieur Ullman président de la Cour d’assise de Paris et celui de Madame Martine Le Peron l’avocate de la Ligue du droit des femmes.

 Mauvaises filles [3′]

Laetitia Ohnona – Auto-production – France – 2016

250 000 viols ou tentatives sont commis chaque année en France. Trois quarts des plaintes sont classées sans suite. Au bout d’un parcours qui dure en moyenne 4 ans, seules 1 600 sont jugées aux assises. Soit une plainte sur dix. Quatre ans d’un parcours de combattante au cours duquel il faudra répéter des dizaines de fois son histoire aux policiers, aux médecins, experts, avocats, juges… Qui tous ont une seule et unique question en tête : sont-elles de suffisamment « bonnes victimes » pour convaincre un jury populaire aux assises ?
Après des années de recherches, Laetitia Ohnona interroge le système judiciaire français face au viol, elle est également auteure du documentaire « Elle l’a bien cherché »  52’ – 2018.

Rencontre et discussion avec les réalisatrices Anne-Marie Faure, Laetitia Ohnona et Nadine Chauvet, avocate


dimanche 2 Février de 11h à 23H30

BOISSONS ET RESTAURATION À PRIX BOBINES

flèche11h // Le cadre au corps

Atelier de pratique cinématographique [120’]

Avec Jean-Louis Le Tacon, élève de Jean Rouch, intervenant à Paris Nanterre Université en master de « Cinéma anthropologique et documentaire »

ATELIER_TACONCette initiation vise à acquérir les techniques corporelles du tournage à la main en vidéographie légère (caméscopes, I-phones, etc). Le corps du cinéaste étant son premier instrument de travail, il devient indispensable d’apprendre les postures et les déplacements liés à la mise en scène du film documentaire et du cadrage.
L’atelier débutera par l’appréciation des pratiques des participants avec leur smartphone. On pratiquera la gymnastique des filmeurs qui vise à donner confiance, à mettre d’abord le corps en situation de filmer. C’est aussi une occasion de découvrir les formes d’écriture cinématographiques, les délimitations cadrales et angulaires, les mouvements d’appareils, le rapport acteur/décor, etc.
Cadrer, c’est-à-dire regarder avec les yeux et ainsi faire exister le monde.

flèche14h // Silence, on cogne !

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 Black Block [76′]

Carlo Augusto Bachschmidt – Fandango – Italie – 2011

En 2001, pendant lesommet du G8  à Gênes, des militants manifestent pacifiquement dans ce qui est un mouvement de masse sans revendication, demandant simplement justice pour le monde entier. Au cours des heurts violents, un manifestant, Carlo Giuliani, est tué délibérément par la police. Le dernier jour du sommet du G8,  300 policiers envahissent l’école Diaz, où est établi le centre d’information alternatif mis en place pour le contre-sommet et attaquent délibérément et sans distinction les personnes qui y logent et qui s’apprêtaient à se coucher. L’opération policière est menée contre l’établissement scolaire car les autorités supputent que ce sont des membres violents du Black Block qui y résident. Tous sont matraqués, jeunes et vieux, garçons et filles. Les brutalités policières font de nombreux blessés, dont certains graves, et plusieurs dizaines de militants sont arrêtés illicitement pendant trois jours après que les policiers aient monté de toutes pièces des preuves en vue de justifier leur action. Emprisonnés, les manifestants subissent matraquages, humiliations et autres insultes. Les filles doivent se déshabiller et tourner nues sur elles-mêmes devant les policiers.
« Beaucoup de choses se sont passées dans ma vie, et Gênés a été une expérience tellement forte, tellement intense, qui m’a profondément marqué, et s’il y a une chose que la police n’a pas réussi à obtenir, c’est de me faire tout lâcher. On peut dire qu’ils ont obtenu le contraire. Je ne peux et ne veux me retirer et mener une vie bourgeoise. Je n’en ai aucune envie. » Muli.
Article CQFD-Journal

Ciné Tracts

Brigades d’actions cinématographiques

Les Brigades d’Actions Cinématographiques revendiquent « l’impérieuse nécessité d’utiliser le cinéma comme une arme et une pratique au service de la lutte » et incitent à la production de vidéos « pour saisir l’Histoire Populaire ».

Casseurs ou combattants de la liberté [7′]

Montage signé AdcaZz pour QG – 2019

Selon que vous serez « casseurs » français, ou « combattants de la liberté » hongkongais, les médias mainstream vous saliront, ou vous célèbreront.

Rencontre et discussion avec des représentants du collectif « Désarmons-les » et de « l’Observatoire des violences policières » (sous réserve)


flèche16h30 // Congo : vote et répression

    KINSHASA_MAKAMBORADIO_CONGO

Kinshasa Macombo [70′]

Dieudo Hamadi – Andana films – France, Congo, Suisse, Allemagne, Qatar, Norvège – 2018

Janvier 2015 : malgré l’interdiction de la Constitution, le Président Kabila brigue un troisième mandat. La rue, menée par de jeunes leaders, s’embrase et la répression fait plusieurs dizines de morts. Mais le gouvernement renonce à modifier la constitution et prend conscience de la menace que ces mouvements représentent.
Entre lutte et impuissance, trois jeunes activistes se battent pour la tenue des élections en décembre 2016.
Faut-il s’associer à de puissantes organisations ou bien tenter de renverser le pouvoir par la force et ses propres moyens ? Question universelle et tragique alors que le gouvernement met tout en œuvre pour museler cette jeunesse congolaise éprise de changement et de démocratie.

Radio Congo [53′]

Philippe Ayme – Dryades Films – France – 2019

Idiofa, un village isolé à deux jours de route de Kinshasa, au cœur de la République Démocratique du Congo. À l’aube d’une élection nationale historique, la radio communautaire Nsemo lutte pour couvrir les débats, malgré la censure et les carences énergétiques. La saison sèche est là et les pannes se multiplient. Pour redémarrer l’organe qui les relie au monde, l’engagement des paysans est nécessaire : ils doivent fournir une partie de leur récolte d’huile de palme pour alimenter le moteur de la radio. Tandis qu’une répression violente s’intensifie à travers le pays et que les taxes augmentent, la radio doit se battre pour maintenir un fragile débat démocratique.

Rencontre et discussion avec Philippe Ayme, réalisateur de Radio Congo

flèche19h30 // Film de clôture

SELFIESelfie [77′]

Agostino Ferrente – Magnéto Presse – France, Italie – 2019

Alessandro et son meilleur ami Pietro, équipés d’un iPhone, filment leur vie à Traiano, un quartier de Naples contrôlé par la mafia locale et connu pour ses trafics de drogue. Les deux jeunes racontent leur amitié et aussi l’histoire de leur ami Davide, qui a été tué par un carabinier. Davide avait seize ans, leur âge aujourd’hui.

Article Mois du doc

Cinéma du Réel 2020

L’interview du réel : Agostino Ferrente