BSociales_2018_Finale_03Bobines sociales 15ème édition

Demandez le programme !

Des rêves, des bombes, de la passion, de l’impossible, du capitalisme, des révolutions, des déboucheurs d’horizon, du chaos créatif, de la musique furieuse, de la morosité, des luttes, des prisons, des éclats de vie, un libraire de Belfast, des footballeuses sénégalaises, et des punks !

Venus d’ici et d’ailleurs, d’hier et de demain, une sélection de documentaires rageurs et tendres sur fond d’imaginaire et de luttes, dont le slogan chargé d’espoir est tout entier dans le titre du film d’ouverture : « Chaque mur est une porte »

Du 4 au 11 février, à travers des projections hors les murs gratuites et le week-end à La Bellevilloise à des prix Bobines. Cette édition du Festival Bobines Sociales est une mosaïque de regards portés sur des luttes qui sont aussi les nôtres.

 

Combien ça coûte ?
Les 4, 5, 6, 7 et 8 février, le festival « hors les murs » : entrée libre
Les 10 et 11 février, le festival « week-end à La Bellevilloise » :
1 séance : 5 €
1 journée : 10 €
2 jours, le Pass : 16 €

SUR PLACE, À LA BELLEVILLOISE, BOISSONS ET RESTAURATION À PRIX BOBINES

Téléchargez le programme en PDF  BS_2018_Program

Séances « hors les murs »


Dimanche  4 février à 17h
Bar restaurant Le Lieu-Dit
6, rue Sorbier 75020 Paris (voir le plan)

CHAQUE MUR EST UNE PORTE [58′]

01_Chaq_Mur_PorteElitza Gueorguieva – Les Films du Bilboquet – 2017 – France  

Dans le décor surréaliste d’un plateau de télévision des années 80 en Bulgarie, une jeune journaliste pose des questions philosophiques aussi bien à des ouvriers, des hippies qu’à des politologues : Quelles sont vos chances de survie ? Qu’est-ce que la désobéissance civile et comment la pratiquer ? Finalement, lesquels de nos rêves sont les plus importants, les accomplis ou les déçus ?

Nous sommes en 1989, le Mur de Berlin vient de tomber, et la Bulgarie voit pour la première fois sa population investir les rues avec élan, dans un même espoir. La jeune journaliste est ma mère. Deux fois par mois elle se dédoublait pour apparaître sur l’écran, au moment même où elle le regardait à mes côtés, et questionner les jeunes sur leurs préoccupations, qui à ce moment se résumaient en un seul mot : la liberté. Je n’arrivais pas à comprendre tout ce qui se disait à l’écran mais je voyais la réaction de mes parents et j’étais heureuse par procuration. Ainsi j’ai vécu ce moment d’une manière particulière, où le privé et le public ne faisaient qu’un.

Chaque mur est une porte est un film à la fois politique et personnel, tissé d’archives et de phrases poétiques. Il explore ce double mouvement de l’enfant qui grandit et de la société qui s’émancipe d’un régime paternaliste. A travers « Version M », cette émission kitch et décalée sur la jeunesse bulgare des années 80, il revisite ce grand moment de réenchantement politique et s’interroge sur le sens des révolutions échouées et leur empreinte dans nos vies.

Chaque mur est une porte, fiche du film

Chaque mur est une porte, article Cinéma du réel

Rencontre-débat avec Elitza Georguieva, réalisatrice de  CHAQUE MUR EST UNE PORTE

lundi  5 février à 19h

Centre socio-culturel Archipélia
17, rue des Envierges 75020 Paris (voir le plan)

02_Grand_Bain03_Chroniques_Saisons

LE GRAND BAIN [16′]

Valérie Leroy – manifest – 2017 – France  

Mia, trente ans, en instance de divorce, emménage dans un studio au sein d’une résidence HLM. Ancienne championne de natation, elle va se retrouver à donner des cours de natation aux habitants de l’immeuble. Sans piscine.

Le grand bain, bande annonce

CHRONIQUES DE SAISONS [44′]

Jérôme Polidor – La Mare – 2017 – France  

Balnéaire, culturel ou humanitaire, le tourisme modélise les lieux où il opère. Derrière le décor attendu, une jeune saisonnière réalise paysages et portraits sonores dans la station de bord de mer où elle travaille. Au fil des saisons, sa quête de sons, de sens et d’expériences collectives l’amène à voyager en France et en Italie à la rencontre de jeunes gens «engagés» dans des voies radicalement différentes.

Chroniques de saisons, bande annonce

Rencontre-débat avec Jérôme Polidor, réalisateur de CHRONIQUES DE SAISONS

mardi  6 février à 19h30

Médiathèque Marguerite Duras
115, rue de Bagnolet, 75020 Paris (voir le plan)

QUAND LE VENT EST AU BLÉ [70′]

le vent3Marie Devuyst – Les Films du 1er Mai – Belgique – 2016

Ces dernières années, sur les terres de Wallonie, on a vu réapparaître des variétés oubliées de céréales paysannes. Les blés anciens. Au fil des saisons, les graines se multiplient, se répandent et se transforment. Les gens se rassemblent, le travail s’organise. Un petit réseau prend forme. C’est alors que l’acte de produire la semence et le pain devient pour chacun une expérience, guidée avant tout par la recherche du goût et le respect de la terre. Des champs au hangar, du moulin à la boulangerie, le film raconte les parcours croisés d’un agriculteur, une agronome, un paysan boulanger et deux meuniers, cinq acteurs du bon grain et du bon pain.

Quand le vent est au blé, page du film & bande annonce

Rencontre-débat

Mercredi 7 février à 20h15

Permanence RCI – La Cimade

25 rue Fessart, 75019 Paris (voir le plan)

03_Double_Journey    04_Braguino

 DOUBLE JOURNEY [40′]

Mariann Lewinsky, Antonio Begini – datoproduction – Italie/Suisse – 2015

Eté 1939, Ella Maillart et Annemarie Schwarzenbach quittent l’Europe pour l’Asie. Ella espère tourner un film et aider Annemarie à se désintoxiquer. A Kaboul, elle se rend compte qu’elle a perdu toutes ses certitudes. Alors que la guerre ravage l’Europe, elle décide de poursuivre son voyage seule à travers l’Inde britannique. Les textes de son carnet de voyage (lus par Irène Jacob), les séquences de films qu’elle tourna à cette occasion et ses photographies tissent l’histoire d’un périple, d’un film, d’une femme.

BRAGUINO [44′]

Clément Cogitore – Blue Bird distribution – France – 2017

Perdu dans la taïga sibérienne, les Braguine réalisent le rêve d’une microsociété en prenant soin des équilibres fragiles de leur environnement. Les relations conflictuelles avec leurs seuls voisins et les braconniers jettent une ombre sur leur fragile paradis…

Rencontre-débat avec Mariann Lewinsky, réalisatrice de DOUBLE JOURNEY et Clément Cogitore, réalisateur de BRAGUINO

 JEUdi 8 février à 19h30

Bibliothèque Couronnes
66 Rue des Couronnes, 75020 Paris (voir le plan)

LES HIMBAS FONT LEUR CINÉMA [52′]

05_Himbas_CinemaSolenn Bardet – Gédéon programme – France – 2012

Lassés d’être filmés par les caméras du monde entier sans jamais avoir leur mot à dire, une vingtaine de Himbas de Namibie décident de se mettre en scène. Avec un humour décapant, loin des clichés habituels, les Himbas nous font découvrir leur monde !

Rencontre-débat avec Solenn Bardet, réalisatrice de  LES HIMBAS FONT LEUR CINÉMA

 

 

vendredi 9 février à 19h30

Le Local
18 rue de l’Orillon 75011 Paris (voir le plan)

MIEUX VAUT RÉSERVER auprès du LOCAL: 01 46 36 11 89 ou infos@le-local.net

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COMMENT T’EXPLIQUER MÈRE [18′]

Hassan Zbib – Planète Spots – France – 1998

Dans une maison d’un autre temps, une mère écoute la lettre confession de son fils, un franc-tireur, qui lui raconte sans le moindre remords et avec tous les détails imaginables le récit de son activité guerrière… Ce court métrage de 18 min se veut une plongée sans ménagements dans l’horreur et la cruauté de la Guerre…

CREATIVE CHAOS, ROUND ONE [66′]

Hassan Zbib – Odelion Films / Planet Korda Pictures – France/Irlande/Liban – 2008

Un réalisateur libanais vivant à Paris revient dans son village natal du sud Liban au lendemain de la guerre de 2006 qui a opposé l’armée israélienne aux troupes du Hezbollah libanais. Il trouve une population faisant face à la destruction. Dans ce film, écrit à la première personne, comme un journal de voyage, il va enregistrer les témoignages sur la reconstruction, la survie, mais aussi sur les cycles de la vie, du destin, de la religion, de la guerre, de la paix… et de la récolte des olives. Il va opérer une plongée dans une communauté blessée mais bien vivante, celle de sa propre famille.

Rencontre-débat avec Hassan Zbib, réalisateur des 2 films

 

Week-end à La Bellevilloise

19-21 Rue Boyer, 75020 Paris (voir le plan)

Les tables de presse

Lors du week-end à la Bellevilloise, nous aurons le plaisir d’accueillir aux tables de presse :

L’Envolée : lenvolee.net/

La librairie Résistances (sous réserve)

Et… des livres, des DVD à acheter pour soutenir les causes qu’ils représentent.

Samedi 10 Février de 11h à 23H

BOISSONS ET RESTAURATION À PRIX BOBINES

flèche11h // LES LUMIÈRES DE CLANCY

LE LIBRAIRE DE BELFAST [54′]

08_Libraire_BelfastAlessandra Celesia – Zeugma Films – Dumbworld – France/Irlande – 2011

Un libraire sans librairie, un rappeur couvert de cicatrices, un punk dyslexique amateur d’opéra, une chanteuse adepte de x-factor, un matelas trop grand pour le lit d’antan, une énième alerte à la bombe… Le libraire de Belfast a construit son arche sur les échafaudages de sa petite maison en briques, où des centaines de volumes invendus racontent le naufrage d’une ville. John Clancy cherche un nouveau chemin dans les pages jaunies par le temps et les cigarettes consommées sans modération.

Rencontre-débat

 

flèche13h // STRATÉGIES DE CHOC

08_Dernier_Jour_Shibati     09_New_Orleans

DERNIERS JOURS A SHIBATI [50′]

Hendrick Dusollier – Les Films d’ici – France – 2017

Dans l’immense ville de Chongqing, voué à la démolition, Hendrick Dusollier filme avec tendresse et précision les habitants d’un dernier des vieux quartiers : Shibati. Guidé dans les ruelles animées du quartier par Zhou Hong un petit garçon de 7 ans, par Madame Xue Lian, avatar chinois du Facteur Cheval et à travers des discussions avec le coiffeur Li, le réalisateur nous montre les transformations d’une Chine en pleine mutation. L’empathie qu’il ressent pour les habitants de Shibati est tangible et renforcée par les différents temps du tournage, espacés de 6 mois. Il restitue une expérience intime même si ses minces connaissances de la langue chinoise créent, de fait, une distance qui donne au film une légèreté sans en ôter l’émotion. Il donne des habitants de Shibati un portrait délicat et nuancé qui atténue la violence réelle de leur situation.

Derniers jours à Shibati, bande annonce

Derniers jours à Shibati, article Télérama

 NOUVELLE ORLEANS/ LABORATOIRE DE L’AMÉRIQUE [60′]

Alexandra Kandy Longuet – Crescendo Media Films – France – 2017

Le 29 août 2005, Katrina, l’ouragan le plus meurtrier de l’histoire des Etats-Unis ravage la Nouvelle-Orléans. La ville est réduite à néant et vidée de l’intégralité de ses habitants. La catastrophe est l’occasion d’un nouveau départ rempli d’opportunités, où chacun a sa carte à jouer. L’occasion de se réinventer ? Oui, mais pour qui au juste ?

À situation d’urgence, mesures d’urgence, et la ville devient le laboratoire d’un capitalisme du désastre sans précédent, symbole d’un pays où les écarts n’ont de cesse de se creuser. Dans ce laboratoire de l’Amérique, une politique ultra libérale a encore amplifié les inégalités économiques, sociales et raciales. Après avoir subi l’ouragan, la population noire est victime d’un second désastre, économique cette fois. Seuls 10 % d’entre eux ont pu revenir et se sentent désormais des étrangers dans leur quartier. Certains préfèrent louer aux néoarrivants blancs et s’éloignent vers la périphérie pour y retrouver l’esprit de leur quartier. C’est tout simplement hallucinant de le découvrir ici quasiment vidé de sa population noire, celle que justement David Simon nous faisait rencontrer dans la série Treme et où beaucoup de personnages jouaient leur propre rôle, musicien ou simple figurant… Alexandra Kandy Longuet parle de la peur qui pointe : la « disneyification » de la ville.

Après ces images, chacun se rappellera « *La stratégie du choc » de Naomie Klein, un livre à lire ou relire qui analyse le capitalisme du désastre. La ville presque rasée et vidée, la mise en œuvre des théories les plus folles de l’économiste ultra libérale Milton Friedman (mort en 2002) peut débuter. En tout cas, certains de ses admirateurs et notamment Richard Baker, élu de Louisiane à la Chambre des Représentants, n’en peuvent plus d’allégresse et de cynisme. Baker a déclaré sans vergogne : « We finally cleaned up public housing in New Orleans. We couldn’t do it, but God did. Donc : Nous nous sommes finalement débarrassés des HLM de la Nouvelle Orléans. Nous n’avons pas pu le faire, mais Dieu l’a fait. »

Rencontre-débat

 flèche15h30 // CES INFINIES LONGUES PEINES

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FAITES SORTIR L’ACCUSÉ [70′]

PeG et Philippe Lalouel – Les Films du bout de la ville – 2017

Pour des vols et des évasions à la fin des années 1980, Philippe Lalouel est en prison depuis 30 ans. Contaminé par le VIH lors d’une transfusion sanguine, il se bat pour ne pas mourir à l’intérieur. Au fil d’une longue correspondance avec le réalisateur, il prend la parole depuis une prison de haute sécurité et refuse sa destinée de fantôme social. Autour d’un énième procès aux assises, sa compagne Monique, et un groupe d’amis se battent à ses côtés pour le faire sortir. Une histoire d’amour et d’amitiés qui dévoile une partie de l’implacable machine judiciaire. Une plongée anti-spectaculaire dans le temps infini des longues peines.

L’HÔTEL DES LONGUES PEINES [70′]

Hélène Angel –  Les films d’Ici – 2007

Il y a 1 an, 10 ans, 20 ans, 30 ans, leur homme, fils, frère, ami, père, a été condamné à une longue peine. Les voici du coup condamnées, au manque, à l’attente, à une vie rythmée par la prison, amputée de celui qui est dedans. Pour le voir le temps d’un parloir, elles viennent parfois de très loin et descendent à l’Hôtel de la Gare. Discrète, la caméra capte le ballet lent et pudique de ces femmes, entre l’hôtel et la centrale.

Hôtel des longues peines, bande annonce

Hôtel des longues peines, article Le Monde

Rencontre-débat avec PeG, réalisateurs de FAITES SORTIR L’ACCUSÉ et Monique Erbé (la boulangère)

flèche18h // double tour

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PUSSY [8′]

Renata Gasiorowska – Lodz film school – 2016 – Pologne

Une jeune fille passe la soirée seule chez elle. Elle décide de se faire un petit plaisir en solitaire, mais tout ne se passe pas exactement comme prévu.

Page de la réalisatrice

LE VERROU [62′]

Leila Chaïbi, Hélène Poté – Z’azimut films – 2016 – France

Tunis aujourd’hui. Trois femmes, trois témoignages.

Houda, Mabrouka et Faouzia ont en commun le tasfih, un rituel magique qui vise à protéger les jeunes filles de toute pénétration, désirée ou subie, avant le mariage. Le sortilège «ferme» les fillettes, et « ouvre » à nouveau les jeunes femmes à la veille de leur nuit de noces.

LE VERROU parle du corps féminin, de ses représentations dans l’espace public et privé, de la place des femmes dans l’intimité, la famille, la société tunisienne, et propose une réflexion sur un héritage tiraillé entre traditions et profond besoin d’émancipation.

Bande annonce

Rencontre-débat avec Leïla Chaïbi et Hélène Poté, réalisatrices du film LE VERROU

flèche20h15 // documenteur ?

CLOSE UP [100′]

14_Close_UpAbbas Kiarostami – Iran – 1991

Un homme en déshérence  se fait passer pour un célèbre cinéaste iranien, afin de s’attirer les faveurs d’une famille bourgeoise. L’homme est démasqué et arrêté. A. Kiarostami reconstitue ce fait divers avec tous les protagonistes. Un équilibre fragile entre fiction cinématographique et récit reconstitué…

 

Discussion autour du film  CLOSE UP avec des réalisateurs dont les films sont projetés dans le cadre du festival

Bande annonce Close Up

Pourquoi close up est l’un des chefs d’œuvre d’Abbas Kiarostami

Article Télérama

 

dimanche 11 Février de 11h à 23H30

BOISSONS ET RESTAURATION À PRIX BOBINES

flèche11h // coup franc

SÉANCE TOUT PUBLIC (à partir de 10 ans)

LADIES’ TURN [54′]

ladies-turn-afficheHélène Harder – Wendigo Film – France – 2012

Au Sénégal, pays du foot roi, s’organise pour la première fois en 2009 un tournoi de football féminin sur les terrains de quartier, grâce à l’association Ladies’ Turn. Malgré l’engagement passionné et combatif de Seyni, ancienne capitaine de l’équipe nationale, et de celles et ceux qui se battent à ses côtés, le terrain est loin d’être gagné. En 2011, bravant tabous et préjugés, les filles reprennent les matchs et jouent devant un public de plus en plus nombreux. Les laissera-t-on jouer la partie comme elles le veulent jusqu’au bout ? Derrière l’enjeu de la victoire finale, s’en cachent en réalité bien d’autres, liés à la place des femmes, au changement des représentations et à la transgression des rôles assignés. Au-delà du désir de remporter la finale se joue peut-être l’aspiration à une autre victoire.

Ladies’turn, fiche du film & bande annonce

Ladies’turn, critique Passeurs d’Images

Rencontre-débat avec Hélène Harder, réalisatrice de LADIES’TURN

 

flèche13h // mémoire vive

DO YOU REMEMBER REVOLUTION ?[116′]

15_Remember_RevoLoredana Bianconi – Dérives asbl – Belgique – 1997

En Italie, au milieu des années 70, Adriana, Barbara, Nadia, Susanna ont 20 ans quand elles décident d’entrer dans la lutte armée, de quitter leur vie sociale et leur famille pour faire de la révolution le centre et le but de leur existence. Elles réapparaissent aujourd’hui après de longues années de prison, elles essayent de raconter chacune de leurs propres expériences. Elles parlent des raisons politiques qui les animaient, des conflits, des doutes, des déchirures qui ont marqué leur vie de femme prise dans le tourbillon de la guerre.

Rencontre-débat avec Oreste Scalzone

Oreste Scalzone  est une des figures les plus connues de la subversion sociale dans l’Italie des années 70-80. Il est fondateur avec d’autres, de Potere Operaio. Il  a connu les femmes interviewées depuis leurs débuts militants et à travers les différents contextes et époques.

 

 

flèche15h30 // Fureur de vivre

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PORTRAIT D’UNE PRÉSIDENTE [38′]

Brigitte Tijou – France – 1995

Portrait d’une présidente, réalisé en 1995 par la cinéaste Brigitte Tijou, suit les pas du militant Cleews Vellay président d’Act Up Paris de 1992 à 1994. C’est l’histoire du sida, c’est aussi l’histoire de l’homophobie, et c’est surtout l’histoire de la colère. Cleews ne voulait pas être considéré comme «un héros» et pourtant, sous sa souveraineté, nombre d’actions majeures d’Act Up-Paris ont été menées : comme celle d’encapoter l’obélisque en 1993 à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida ou encore son passage dans l’émission Sidaction en 1994 pour affirmer l’existence des personnes séropo et l’appel criant face à un gouvernement (sous Mitterrand) qui ferme les yeux. Lors d’un séjour en 1993 à l’hôpital de la Salpêtrière, Vellay enrage de trouver face à sa chambre le chantier en construction de la BNF, ultime provocation à ses yeux du président. Sa dernière grande action (Cleews Vellay meurt le 18 octobre 1994 à 30 ans) sera sa volonté «d’enlever» Philippe Douste-Blazy, ministre délégué à la Santé, pour l’amener au QG Act Up-Paris : «On veut que ça le fasse chier de venir au local.» Le documentaire de Brigitte Tijou, entre archives, témoignages et paroles en voix-off permet de (re)découvrir ce militant essentiel à l’affirmation d’Act Up.

BELLE DE NUIT – GRISELIDIS RÉAL [74′]

Marie Eve de Grave – On Move Productions, Centre Bruxellois de l’Audiovisuel – RTBF – Belgique -2016

« Dites bien que je suis peintre, écrivain et putain révolutionnaire ! Grisélidis Réal

S’immergeant au cœur des écrits de Grisélidis Réal, scandaleuse femme publique, le film retrace le parcours intime et fulgurant d’une femme hors norme. Images fictionnelles inspirées des textes, dessins, photographies, entretiens, archives documentaires, s’entrelacent pour tisser le portrait pluriel d’une magnifique rebelle en quête permanente de liberté et d’appartenance. Une vie en train de s’écrire qui dévoile un magnifique écrivain. 

 Bande annonce

 

Rencontre-débat avec Brigitte Tijou, réalisatrice de PORTRAIT  D’UNE PRÉSIDENTE, Marie Eve de Grave, réalisatice de BELLE DE NUIT – GRISELIDIS REAL et un membre d’ActUp

flèche18h00 // jusqu’au bout!

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SI JAMAIS NOUS DEVONS DISPARAÎTRE CE SERA SANS INQUIÉTUDE ET EN COMBATTANT JUSQU’À LA FIN [16′]

Jean-Gabriel Périot – Envie de tempête – France – 2014

Un guitariste et un batteur jouent un morceau de rock instrumental. Le public se meut au rythme de la musique. Parmi la foule, une femme, singulière. La musique s’arrête après une longue montée en puissance. La femme, tombée au sol, seule, lutte contre l’inertie de son corps. Un paroxysme sonore, corporel et visuel. La lutte de cette femme et des musiciens pour le faire s’éterniser.

 LA MORT SE MÉRITE [97′]

Nicolas Drolc – Les films des deux rives – France – 2017

Dans  » Sur Les toits », son 1er film qui évoquait les révoltes des prisonniers dans les années 70 (projeté lors de l’édition 2015 du festival Bobines sociales), Nicolas Drolc donnait déjà la parole à Serge Livrozet, très engagé dans ce combat. Fils d’une prostituée, plombier, braqueur, taulard, Serge Livrozet est aussi une figure politique des années soixante-dix. Il a fréquenté Sartre, participé à la création de Libération, était ami de Michel Faucault avec lequel il a fondé de Comité d’Action des Prisonniers et a écrit une quinzaine d’essais. Anarchiste, anticapitaliste, on le retrouve aujourd’hui dans ce portrait que lui consacre Nicolat Drolc, plus gouailleur et combatif que jamais. Il met sa verve et sa ténacité au service de ses combats de toujours, soutenu par une pensée et une expérience singulières. Le très beau noir et blanc et la bande son (Reverend Deadeye’s Broken Spirits et Quintron’s Weather Warlock) renforcent l’intensité du film qui tient aussi du parti pris du réalisateur de montrer cet homme intransigeant et plein de panache à travers l’affection qu’il lui porte. Un film à l’image de Livrozet: généreux, décapant et salubre.

Article Libération

Article Les Inrocks

Entretien avec Nicolas Drolc & bande annonce, France Culture

Rencontre-débat avec Nicolas Drolc, réalisateur de LA MORT SE MÉRITE

flèche20h30 // punk’s never dead

BUNCH OF KUNST [97′]

20_Bunc_Of_KuntsChristine Franz – Production Christine Franz – Allemagne – 2017

« On the road » avec les Sleaford Mods, trio post-punk dit les voix de la « working class » britannique. Ils nous font entendre les sons furieux des tempêtes sociales en cours et à venir. Poésie brute, musique minimaliste et critique sociale. Jason Williamson et Andrew Fearn, musiciens de Nottingham sans concession recoiffent les crêtes mal peignées et font « pogoter » toutes les générations, femmes et hommes, jeunes et vieux « désespérés par les chansons d’amour ». Comme l’écrit Charline Lecarpentier dans Libération, « Le documentaire Bunch of Kunst, que consacre la réalisatrice berlinoise Christine Franz à ce duo apparu en 2007 et devenu l’une des nouvelles voix de la classe ouvrière britannique, est interdit aux moins de 18 ans et se serait probablement appelé « Bip bip » s’il avait fallu censurer chaque injure proférée sur scène. » Christine Frantz suit le duo et leur inséparable manager chauffeur Steve Underwood sur les routes du succès. Elle a su voir dans les pamphlets de Sleaford Mods quelque chose de frémissant, un concentré de colère et de radicalité qui balaye les paysages du Royaume-Uni dévasté par l’austérité. Rien de tout cela n’est désincarné, le chanteur Jason Williamson puise dans son expérience d’ouvrier d’usine de poulet de quoi nourrir ses diatribes anticapitalistes. « Les Sleaford Mods sont politiques par défaut « puisque de nos jours, tout l’est. Nous sommes cernés par cela (…) tu deviens nécessairement impliqué politiquement, parce qu’il y a vraiment trop d’injustice pour que cela puisse être ignoré, tout simplement. Sauf que l’oppression est devenue plus… raffinée (…) plus subtile. Ceci dit nous ne prônons pas la révolte, nous ne prétendons pas être socialistes ni même anarchistes, nous nous contentons de décrire ce que nous voyons autour de nous.»

Site des Bunch of Kunst

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Sleaford Mods Jolly F-cker